Namibie, la suite

Lundi 5 janvier 2009

Suite des aventures avec une visite guidee du township (ghetto ?) de Swakopmund, organise par l’administration Sud-Africaine suivant le principe divide and conquer : attribuer une zone par tribu, en favorisant par une ‘infrastructure amelioree les tribus qui cooperaient le mieux avec le gouvernement blanc. Resultat : les tribus se battent entre elles au lieu de combattre le systeme de l’apartheid. Aujourd’hui, enfants de toutes les couleurs partagent les memes ecoles, et les segregations vont diminuer avec les futures generations… Esperons le, car certains comportements des patrons blancs envers leurs employes sont encore tres discutables !

En quittant Swakopmund, nous avalons encore beaucoup de sable en decouvrant les tres impressionnantes dunes dans le Sossusvlei. C’est en fait LE paysage le plus impressionnant que j’ai pu visiter sur cette planete : des dunes de sable rouge de 300 metres de haut, aux cretes acerees, posees des deux cotes d’une immense plaine desertique… Particularite de ce desert, les dunes ne se deplacent pas, car le vent change de sens en ete et en hiver, seules les cretes s’inclinent d’un cote ou de l’autre. Du coup, ces dunes sont numerotees ! Les pluies assez rares (plusieurs dizaines d’annees sans eau en general) redonnent periodiquement vie a une vegetation bien adaptee, et cimentent le sable en une couche dure et blanche, recouverte a son tour par de nouvelles dunes, ce qui permet de dater precisemment les pluies du passe. Pour le fun, petite ascension bien sportive d’une dune, ou mon appareil a rendu l’ame lors d’une rafale de vent de sable…

Dune du Sossusvlei

Dune du Sossusvlei

Dune du Sossusvlei

En haut d'une dune... RIP mon Ixus :...(

Un guide genial nous fait rencontrer la vie animale locale. La chaine alimentaire : araignees qui s’ensablent a 40 cm sous la surface pour echapper a la chaleur et referment leur puit avec une petite porte, scarabes bolides, petits lezards, oiseaux, et antilopes aux sabots adaptes au terrain… C’est tres peuple en fait le desert ! Comme nous l’explique Boesman (bushman en hollandais), dans le desert, la chaleur, l’eau et la nourriture ne sont pas un probleme…

Encore un paysage grandiose sur la route, le Fish River Canyon, 2eme plus grand canyon apres le Grand Canyon dans le Colorado. Pas le temps helas pour un trek, c’est un arret photo digne d’un car de japonais qui nous est propose…

En voir plus : photos Namibie Pia – photos Namibie Dela

Namibie : culture, faune, et adrenaline

Samedi 20 décembre 2008

Apres le Botswana, devenu riche suite a la decouverte de diamants en sous-sol (et dont l’argent n’est pas encore trop detourne…), a nous la Namibie, encore plus developpee…mais pas autant que l’Afrique du Sud, qui reste la grande championne economique du continent.

On replonge dans les animaux (qui parlent allemand ici) avec l’enorme Parc Naturel d’Etosha qu’on parcourt dans notre beau camion jaune : rhinoceros, oryx, zebres (un peu differents de ceux de Tanzanie), sprinboeks, gnous, quelques lionnes en chasse (enfin en approche seulement, a la grande deception de nos compagnons australiens qui revent d’un live kill… de grands enfants ces mecs… ca fera probablement l’objet d’un article a part). Etosha n’a pas la meme densite que Serengeti, mais il parait que la saison seche (au plus fort en octobre) est l’occasion de voir des water-holes surpeuples, certains etant judicieusement bordes de terrains campings et hotels surbookes. On note bien l’influence germanique en Namibie dans ces hebergements ultra-organises !

Girafes - Etosha National Park

Girafes - Etosha National Park

Etosha National Park

Etosha National Park

On a caresse et nourris des guepards apprivoises (de bien gros chats, avec des vraies manieres de chats… qu’on n’embete pas trop pendant le repas quand meme), puis sauvages (pas trop de cajoleries pour ceux la), dans une Cheetah Farm, en flatant au passage un bebe girafe (avec un seul f, pas comme en anglais) bien affectueux.

A table !

A table !

Un peu de culture locale avec la visite d’un village d’une tribu Himba, ou les gamins reclament notre affection et se jettent dans nos bras, pendant que le chef (un namibien blanc qui a appris 4 ou 5 dialectes locaux) nous explique les differentes pratiques capillaires (la coiffe d’une jeune fille indique si elle est disponible ou pas, c’est assez pratique je trouve, on se complique beaucoup la vie en occident), vestimentaires  et cutanees… S’ensuit l’inevitable seance d’achat de souvenirs, dont le chiffre d’affaire va a une caisse commune pour les soins et la scolarisation des enfants.

Femmes de la tribu Himba

Femmes de la tribu Himba

Beaucoup de route encore dans ce pays ou les paysages desertiques et plats sont vraiment superbes. Une petite promenade dans quelques monts rocailleux nous permet d’admirer des peintures murales multicolores vieilles de 5000 ans (White Lady paintings), et d’organiser un bush camp dans un paysage de reve… Se lever avant 6h du matin est largement recompense par la couleur du ciel et des montagnes au lever du soleil ! Quand au ciel etoile, je vous laisse imaginer… (quoique, vous risqueriez de bien vous planter, c’est l’hemisphere sud et ils ont change toutes les etoiles de place !).

White Lady paintings... vieux de 5000 ans

White Lady paintings... vieux de 5000 ans

Avant de rejoindre Swakopmund, on rejoint la cote Atlantique et notre arrivee est celebree par l’odeur insoutenable (enfin pour mon petit nez sensible) d’une impressionnante colonie de phoques. Si on fait abstraction des naissances de bebe phoques sur la plage, on se croirait sur la cote d’Azur au mois d’aout, impossible de retrouver ses petits, d’ailleur certains sont dans un etat assez moyen, allant de l’agonie a la mort, ecrases par des males un peu trop dominants… That’s life folks ! Enfin si je savais que ca avait cette odeur, j’aurais moins pleure pour Bibi-Phoque quand j’etais petit ;)

Phoques sur l'Atlantique

Phoques sur l'Atlantique

Apres toutes ces aventures, on se lache un peu avec : un vrai lit pendant 3 nuits, du vrai cafe commande en allemand dans un Kaffee, un vrai steak de kudu, des vrais fruits de mer, et cote vraie adrenaline : 30 secondes de chute libre de 10 000 pieds au dessus du desert namibien (le plus vieux du monde), accroche a un fou-furieux qui enchaine les saltos,  et beaucoup de quad dans les dunes. Oui bon c’est pas tres eco-tourisme tout ca, mais ca fait du bien de se defouler ! Swakopmund : ville replique artificielle a but recreatif… Ce soir on se rattrappe en picolant local, dans les townships, accompagne d’un moniteur de sandboarding rencontre dans le bar de l’hotel.

Hasta luego mi amigos !

En voir plus : photos Namibie Pia – photos Namibie Dela